1er juillet 2012

L’absence de symptôme est-elle une garantie de santé ?


Vous avez probablement déjà connu des couples qui semblaient refléter un parfait état amoureux. Pas de dispute, peu de confrontations, le sourire aux lèvres, de quoi rendre tous les autres couples jaloux ! Et puis, tout à coup, vous apprenez qu’ils se sont séparés après une vie commune plutôt brève. Vous êtes surpris, car rien dans leur attitude ne laissait présager une telle issue. À l’inverse, d’autres relations vivent régulièrement de véritables « tornades amoureuses », des disputes dignes d’un téléroman italien, et vous n’auriez jamais pensé, dès le départ, que leur union ferait long feu. Pourtant, ils sont ensemble depuis de nombreuses années et se disent follement amoureux l’un de l’autre (du moins, entre deux querelles…).
 

Ce paradoxe de la vie de couple ressemble étrangement à celui que nous expérimentons parfois du point de vue de notre santé. Les disputes de couples, c’est un peu comme les symptômes physiques. Leur présence attire notre attention et signale souvent que quelque chose ne tourne pas rond. Mais tout comme les disputes sont parfois nécessaires pour permettre des ajustements et le retour à l’harmonie, les symptômes ressentis sont généralement des phénomènes d’adaptation visant à retrouver l’homéostasie, l’équilibre du corps humain. Et dans certains cas, ils sont nécessaires et témoignent d’une excellente santé !
 

Le symptôme : synonyme de maladie ?


Supposons que vous venez de savourer un excellent repas dans votre restaurant préféré. Malheureusement, et à l’insu du cuisinier, le système de réfrigération des viandes s’est avéré défectueux et le plat qu’on vous a servi renferme des bactéries nocives. À cause des multiples assaisonnements, vous n’avez pu détecter ni goût, ni odeur suspecte. Vous avez donc tout avalé. Deux heures plus tard, vous êtes victime de crampes d’estomac violentes, de vomissements et de diarrhées. Si l’on vous demandait à ce moment comment vous vous sentez, il y a peu de chances pour que vous répondiez : « Je me sens en parfaite santé ! ». Pourtant, votre corps réagit de manière très saine pour expulser efficacement les bactéries nocives et éviter qu’elles ne causent plus de dommages. Vous vivez de violents symptômes, mais cela ne veut pas dire que vous ne soyez pas en santé.
 

Voici un autre exemple. Vous avez décidé d’effectuer des travaux importants sur votre maison durant votre première semaine de vacances, histoire de pouvoir vous la couler douce durant la deuxième. Votre temps étant limité, vous prenez les bouchées doubles et jouez du marteau allègrement. Or, dans la vie, vous êtes informaticien et vous vous adonnez rarement à des travaux manuels. Au bout de la deuxième journée, vous commencez à ressentir des douleurs à l’épaule. À la troisième, les douleurs s’intensifient et votre épaule commence à devenir chaude. Qu’à cela ne tienne, vous prenez des analgésiques et vous continuez ! À la quatrième journée, les douleurs sont tolérables si vous prenez des analgésiques aux quatre heures. Et vous continuez… Dans la nuit de la cinquième à la sixième journée, vous êtes réveillé par une vive douleur qu’aucun analgésique ne semble pouvoir atténuer. Vous consultez un médecin qui diagnostique une tendinite. Trop sollicité et peu préparé à ce genre de travaux, le tendon de votre muscle a subi de très légères déchirures qui vous causent une douloureuse inflammation.
 

Dans ce cas-ci, la douleur que vous ressentiez durant les premières journées vous informait qu’il fallait ralentir le rythme, voire prendre quelques jours de repos. Ce symptôme douloureux était tout à fait normal et même souhaitable. Votre organisme, en santé, vous faisait parvenir un message, un signal, visant à préserver votre intégrité. La douleur que vous ressentiez n’était pas un signe de maladie, mais plutôt une réaction tout à fait adéquate de la part d’un organisme sain.
 

Et tout comme pour notre exemple de vies de couples, il arrive également que l’inverse se produise. Dans le cas de plusieurs troubles de santé graves, la personne, pourtant très malade, ne ressentira aucun symptôme avant qu’il ne soit parfois trop tard. C’est souvent le cas lors d’infarctus du myocarde ou de certains cancers. Quelques jours, voire quelques heures auparavant, cette personne ne ressentait aucun symptôme et se croyait en parfaite santé. On retrouve ce même phénomène chez plusieurs cas d’arthrose. Lorsque la douleur survient, il n’est pas rare que la personne en soit déjà rendue à un stade avancé de dégradation de son articulation.
 

Comment savoir si l’on est en santé ou non ?


Les symptômes peuvent être des indices très utiles, mais comme nous l’avons vu, nous ne pouvons pas nous fier uniquement à eux pour évaluer notre état de santé réel. Et qu’est-ce que la santé ?
 

Nous sommes en santé lorsque notre organisme fonctionne à son plein potentiel, qu’il y ait présence de symptôme ou non. Et ce potentiel peut être affecté par trois types de perturbateurs : chimiques, émotifs et physiques.
 

1 - Perturbateurs chimiques

Entrent dans cette catégorie toutes les substances qui altèrent le fonctionnement de notre organisme : médicaments, drogue, alcool en abus, composantes de certaines crèmes, mauvaise alimentation, pollution, etc. Ces substances perturbent nos fonctions métaboliques et empêchent ainsi notre organisme de fonctionner à son plein potentiel.
 

2 - Perturbateurs émotifs

Tout choc ou état émotif qui affecte notre bien-être. Tout le fonctionnement de notre organisme est intimement lié à nos émotions. Par exemple, on sait que la colère augmente généralement la tension artérielle et que la dépression modifie la chimie du cerveau.
 

3 - Perturbateurs physiques

On parle alors de blessures, de compression ou d’ablation d’un organe, de mauvaises postures, de sommeil insuffisant… et de subluxation vertébrale.
 

Ces perturbateurs, qu’on pourrait aussi appeler stresseurs, s’ils sont présents dans notre environnement de façon constante, empêchent notre organisme de s’adapter adéquatement aux situations environnantes, afin de retrouver ou de maintenir son homéostasie, son équilibre. Dès que notre corps ne fonctionne plus à son potentiel de santé optimal, on ne peut pas réellement parler de santé. On est soit malade, ou soit en voie de le devenir !
 

Évidemment, entre la santé optimale et la maladie, il existe tout un éventail d’états intermédiaires, certains étant symptomatiques, d’autres non. La plupart des gens consultent un professionnel de la santé lorsqu’un symptôme « habituel » s’aggrave, ou encore qu’il en apparaît un nouveau. Et il est vrai que cette situation indique généralement que notre état de santé se détériore et qu’il soit prudent de réagir.
 

Mais comme nous l’avons expliqué, lorsque le symptôme se manifeste, l’état de santé est parfois en voie de détérioration depuis un certain temps. Il aurait été plus prudent d’intervenir auparavant… mais comment ?
 

La meilleure stratégie préventive est de diminuer le plus possible les perturbateurs (chimiques, émotifs et physiques), afin de nous assurer que notre organisme fonctionne à son plein potentiel. Dans ces conditions, les risques de maladies sont toujours présents, mais ils sont cependant grandement diminués.
 

Une alimentation saine, de l’activité physique régulière, un temps de sommeil suffisant, des périodes de relaxation, une bonne gestion de ses émotions, et évidemment, un système nerveux qui fonctionne sans subluxation vertébrale.
 

Tant que nous serons vivants, nous expérimenterons des épisodes symptomatiques, des périodes d’adaptation. Mais c’est notre état de santé réel qui déterminera de quelle manière nous réussirons à passer à travers. Votre « couple » est-il en santé ?
 

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