
Améliorez votre résistance aux maladies : c’est possible!
Avez-vous remarqué que dans un groupe, ce sont souvent les mêmes personnes qui sont malades? Elles sont pourtant exposées au même environnement que les autres, mais attrapent tous les virus et bactéries qui courent. Qu’est-ce qui crée cette différence selon vous? Vous l’aurez deviné, c’est la résistance individuelle aux maladies qui diffère. Il est heureusement possible d’augmenter cette résistance en modifiant ses habitudes de vie.
Commençons par préciser les mécanismes de défense du corps humain pour ensuite mieux identifier les moyens de les renforcer. La première ligne de défense du corps est constituée de toutes les barrières qui bloquent l’accès à l’organisme interne. Cette ligne de défense n’est pas spécifique à des agents étrangers particuliers et inclut la peau, les sécrétions, les membranes muqueuses, les poils, etc.
Les globules blancs, qui s’assurent d’effectuer les processus inflammatoires et de détruire certaines bactéries ou virus, forment la deuxième ligne de défense. Ce deuxième système un peu plus sensible entre en jeu dès que la première ligne de défense est brisée et agit autant sur le site même d’une blessure (exemple : une coupure) que sur les organes (estomac, intestins, etc.).
La troisième ligne de défense est acquise par un individu à chaque fois qu’il entre en contact avec une substance étrangère. La personne développe alors des cellules particulières qui combattront «l’ennemi» à chaque fois qu’il se représentera dans l’organisme (exemple : la varicelle ne se développe qu’une fois chez un individu, car l’organisme sait ensuite se défendre lorsque le virus de la varicelle se représente). De façon plus détaillée, on parle du système immunitaire à médiation cellulaire (système qui protège le corps contre les virus principalement) et du système immunitaire humoral (système qui protège le corps contre les bactéries principalement).
On peut donc comparer le système immunitaire à une vaste armée interne qui envoie sur le terrain différents types de soldats en fonction du type de menace. Le commandant de cette armée est nul autre que votre système nerveux. C’est à lui que revient le grand rôle de donner ses ordres aux soldats. Il faut donc que celui-ci soit efficace, autant dans la réception des informations qui l’avisent qu’une infection est présente, que dans la transmission des ordres vers les cellules responsables de la protection de l’organisme et de la destruction de l’agent nuisible (2e et 3e lignes de défense).
Améliorez votre résistance aux maladies!
Vous l’aurez compris, si on veut augmenter son système de défense, il faut s’assurer d’améliorer le fonctionnement du système qui le contrôle, soit le système nerveux. Plusieurs moyens naturels s’offrent à vous pour y arriver.
La chiropratique
Évidemment, la chiropratique est en tête de liste. Un bon alignement des vertèbres est essentiel pour un fonctionnement adéquat du système nerveux. En effet, des vertèbres mal alignées compressent les nerfs émergeant entre celles-ci et entravent la libre circulation des messages nerveux voyageant du cerveau vers les différents muscles et organes et vice-versa. Cette interférence au système nerveux se nomme, en chiropratique, la «subluxation vertébrale». À l’aide d’examens (physiques, neurologiques informatisés et radiologiques), vos chiropraticiennes sont en mesure d’identifier vos subluxations et de les corriger. La correction consiste à «réaligner» les vertèbres de façon à permettre la circulation des informations nerveuses pour un fonctionnement optimal de vos muscles, de vos organes et, évidemment, de votre système immunitaire.
Nutrition
Une bonne nutrition est elle aussi essentielle au développement et à la conservation d’un système nerveux et d’un système immunitaire forts et efficaces. Des déficiences nutritionnelles peuvent être responsables de problèmes chroniques du système immunitaire, créant ainsi un terrain propice au développement de virus et de bactéries. Plusieurs nutriments stimulent le système nerveux. Parmi ceux-ci, on compte les vitamines A, C, et E, les acides gras essentiels et les minéraux (les plus importants étant le manganèse, le sélénium, le zinc, le cuivre, le fer, le souffre, le magnésium et le germanium). Ces éléments peuvent être obtenus dans une diète composée principalement de fruits, de légumes, de noix, de graines, de légumineuses et de céréales de grains entiers. Malheureusement, la plupart de nos aliments sont artificiellement transformés et contiennent de nombreux additifs qui contribuent à une mauvaise nutrition.
Dépendamment du type de gras consommé, ceux-ci peuvent améliorer ou détériorer le fonctionnement du système immunitaire. Les mauvais gras (gras hydrogénés contenus dans les aliments frits, la margarine et les «baked goods») peuvent prédisposer aux infections récurrentes et aux conditions inflammatoires. Certains acides gras sont dits «essentiels» car le corps ne peut les fabriquer lui-même et qu’ils sont nécessaires au bon fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire. Ces acides gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6) («bons gras») sont retrouvés, entre autres, dans l’huile de canola, l’huile de soja, les huiles de poisson gras, l’huile de lin, l’huile de chanvre, l’huile d’onagre, l’huile de bourrache, l’huile de sésame et l’huile de cassis. Notez que l’huile d’olive appartient à la famille des acides gras monoinsaturés, groupe reconnu comme étant protecteur du «bon cholestérol» et incluant aussi l’huile de canola, d’amande, de noisette et d’avocat.1, 2
Puisque les sucres diminuent la quantité sanguine de globules blancs (ces cellules qui combattent les microbes), ils sont à éviter. Ce n’est donc pas surprenant de voir plusieurs enfants malades après l’Halloween ou une fête d’enfants et plusieurs adultes après la période des Fêtes!
Environnement non toxique
Plus de 75 000 produits chimiques sont présents dans notre environnement quotidien. L’exposition à ces agents peut causer des dommages au système immunitaire, diminuant ainsi notre habilité à combattre les infections les plus communes et les maladies plus sérieuses, comme le cancer. Une mauvaise qualité d’air ambiant et extérieur, la contamination de la nourriture et de l’eau et une exposition constante et répétée aux pesticides contribuent à réduire l’immunité d’un enfant et d’un adulte.
Les antibiotiques, des pour et des contre
Malheureusement, lorsqu’une infection survient, une culture de l’infection est rarement effectuée et une série d’antibiotiques est souvent prescrite.
Comme les antibiotiques ont un effet uniquement sur les bactéries (et aucun sur les virus), ils ne sont donc d’aucune utilité contre les otites virales. De plus, ils entraînent la détérioration de la flore intestinale, qui possède de nombreuses fonctions protectrices, incluant la prévention d’infections bactériennes et parasitaires.
La prise d’antibiotiques pourrait donc mener au développement de certaines infections, notamment celles à Candida, qui seront elles-mêmes traitées par d’autres antibiotiques. De plus, un autre effet dommageable des antibiotiques est d’inhiber la production, par le foie, des cellules assurant l’imperméabilité intestinale aux micro-organismes nuisibles. L’intestin se retrouve alors une fois de plus à découvert! Il ne faut donc pas se surprendre si après la prise d’une seule série d’un antibiotique, la porte se trouve grande ouverte à d’autres infections. Imaginez après plusieurs séries… C’est ce qui explique la raison pour laquelle une approche non invasive comme la chiropratique n’a pas toujours des résultats rapides avec des patients même très jeunes qui ont subi des traitements antibiotiques à répétition, car il faudra des semaines et des mois pour rétablir un système immunitaire solide par des méthodes naturelles, sans effet secondaire. Nous avons été programmés à obtenir des changements rapides suite à une prise de médicaments et avons été piégés à confondre «soulagement» ou «élimination des symptômes» avec «guérison réelle» ou renforcement du terrain physiologique. «Lorsqu’on doit prendre des antibiotiques, la flore intestinale est détruite, car le médicament débarrasse le corps de toutes les bactéries, y compris les bonnes, qui s’attaquent aux substances cancérigènes et qui stoppent la production des virus», explique Lucie Lafontaine, naturopathe. «Le yogourt est une fermentation qui nourrit la flore des intestins. Une flore saine nous assure une défense immunitaire plus forte. On opte de préférence pour un yogourt nature plutôt que pour les variétés aux fruits ou à d’autres saveurs, qui contiennent quantités de sucre. On peut aussi se tourner vers des produits plus costauds, comme les bactéries lactiques en capsules ou liquides, vendues dans les magasins d’aliments naturels.» 3
Développez une attitude mentale positive
Il est reconnu que le rire et les pensées positives stimulent les cellules du système immunitaire. Le stress émotionnel et la tristesse affectent le système immunitaire, diminuant ainsi la résistance aux maladies. Chez les enfants, le réconfort retrouvé lors du massage et de l’allaitement stimule aussi le système immunitaire.
Exercices et sommeil
L’exercice, l’air frais et, évidemment, un sommeil réparateur stimulent eux aussi le système immunitaire.
Une chose est certaine, il vaut mieux renforcer son organisme par des moyens naturels (c’est-à-dire des changements dans ses habitudes de vie) incluant des soins chiropratiques réguliers, plutôt que de lutter contre des infections profitant d’un organisme affaibli pour s’installer. Même si la prise de médicaments peut être utile dans des cas extrêmes, la prévention aura toujours meilleur goût. De plus, il existe aussi des produits naturels (Engystol et Gripp-heel) qui ont fait leur preuve et sont efficaces pour nous aider à soutenir notre système immunitaire en période plus à risque (octobre à mars). Demandez à vos chiropraticiennes le protocole à suivre. Optez pour une réelle prévention et renforcez votre organisme, car c’est là que se trouve la clé de la santé!
1 http://www.reseauproteus.net/fr/Solutions/PlantesSupplements
2 http://www.servicevie.com/02Sante/Cle_des_maux/C/maux25c.html
3 Site Internet de Coupedepouce.com, consulté le 11 février 2006







