Quelles qualifications un chiropraticien doit-il obtenir avant d'avoir le droit d'exercer ?

Un chiropraticien doit passer un examen aux paliers national et provincial, à la fin de ses études.


La chiropratique est-elle reconnue dans les dix provinces ?

Oui. Toutes les provinces du Canada ont des textes de loi et un organisme de réglementation qui gouvernent la pratique de la profession.


Ce qui me rassurerait, ça serait de savoir combien de gens se font traiter par un chiropraticien; le sait-on ?

Chaque année, plus de trois millions de personnes au Canada voient un chiropraticien, soit près de 12% de la population. Et ce n'est pas tout: ce nombre augmente à mesure que de plus en plus de Canadiennes et de Canadiens découvrent les bienfaits de la chiropratique pour leur état de santé.

Selon l'Ordre des chiropraticiens du Québec, plus de 840 000 Québécois consultent chaque année l'un ou l'autre de ses 1 100 membres. Près d'un Québécois sur deux a déjà consulté un docteur en chiropratique. La chiropratique, qui célébrait son centenaire en 1995, est désormais l'une des trois plus importantes professions du domaine de la santé au monde. Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont parmi les causes les plus fréquentes d'invalidité chronique. Ils se classent au deuxième rang pour les dépenses en matière de santé au Québec. Or la chiropratique a prouvé son efficacité dans la correction de déficiences liées au système neuromusculosquelettique (os, muscles et système nerveux), de problèmes biomécaniques, affectant la posture, la mobilité et le tonus musculaire, et de douleurs inflammatoires. Athlètes et sédentaires, professionnels et ouvriers, du nourrisson à la personne âgée, tous peuvent recourir aux soins chiropratiques et bénéficier de leurs bienfaits préventifs ou curatifs.


Qu'est-ce qu'une subluxation ?

Il s'agit du mauvais positionnement d'une vertèbre qui exerce une pression sur le nerf et entrave ainsi la circulation de l'influx nerveux, ce qui se répercute sur les muscles et les organes concernés, son ajustement réglait la cause des symptômes.

À la fin du 19e siècle, un Canadien établi aux États-Unis, Daniel David Palmer, qui pratiquait déjà le magnétisme, développa sa méthode en se basant sur son succès dans les manipulations vertébrales, dont on trouvait déjà des références dans les écrits d'Hippocrate et de Galien.

Palmer incorpora à sa méthode le concept «d'intelligence innée», définissant ainsi la capacité inhérente du corps à s'autoréguler et à se soigner, et les connaissances anatomiques et physiologiques de son époque. À ses yeux, la normalisation du fonctionnement du système nerveux représentait la clef de l'homéostasie et de la santé.

Avec le temps, la notion de «complexe de subluxation vertébrale» s'est précisée. On a compris que la perte du mouvement articulaire entraîne une diminution de l'activité des récepteurs nerveux dont la fonction est de stimuler celle du cerveau, ce qui provoque à la longue des symptômes (douleurs, problèmes gastriques et respiratoires, contractions musculaires, faiblesses et blocages articulaires, inflammations, engourdissements, pertes de sensations, etc.). De fait, le but recherché en chiropratique, par la mobilisation de l'articulation et, de là, par une stimulation de l'activité du système nerveux, est de préserver ou de retrouver un équilibre général.